Je reparlerai de La Loire, mais aujourd'hui, je la quitte, et je vous emmène vers un tout petit port du Sud-Finistère...
Le texte ci-dessous est tiré d’une nouvelle que j’avais écrite il y a…années pour mes élèves : je voulais leur faire découvrir la construction d’un texte « gigogne »… Ici, j’ai
repris le début et la fin de la nouvelle, et j’ai réécrit en vers…Dans la nouvelle, le vieux bonhomme, un marin, raconte son histoire : il parle. Il raconte son naufrage…et cette île. Une
île où il ne se sentait pas seul : il avait pu sauver cinq livres de son bateau…Lesquels ?...Vous commencez à me connaître un peu : je vous propose de deviner les cinq titres que
je citais dans cette histoire !...
Un soir, vieux bonhomme…
Un soir, vieux bonhomme,
Tu étais assis sur un banc,
De ton petit port un banc,
Un port aux bateaux blancs .
Les deux mains posées
Sur ta canne en support,
Tu regardais comme
Un point fixement,
Un point vers l’Occident...
Tu semblais modeste monument...
Je t’observai de loin,
Je regardai avec soin,
Et toi et ton regard au loin...
De toi m’approcher,
Longtemps j’ai hésité,
Puis devant toi je me suis posé:
Tes yeux j’ai détournés,
Dans mon regard
S’est fixé ton regard ...
Pas un mot n’a été échangé !
Intrus, je me suis éloigné,
Confus d’avoir masqué
L’île que tu voyais,
L’île dont tu rêvais,
Je ne sais…
Mais ce que je sais,
Vieux bonhomme,
C’est qu’un soir, vieux bonhomme,
Devenu aussi vieux bonhomme,
Je viendrai m’asseoir près de toi,
Vieux bonhomme,
Et qu’ensemble,
Nous regarderons
Tous les deux dans la même direction:
Sans un mot, nous verrons,
Nous verrons le même horizon…
Sans un mot, sans un son,
Ensemble
Nous communierons
Et d’une île nous rêverons…
Derniers Commentaires