Epistres...
Epistres (1)
J’écris depuis bien longtemps : vous en trouverez une preuve ci-dessous…
C’était à la naissance de la langue française, quand du roman on passa, progressivement au français. (Je résume!)
C’était bien avant que l’Académie française ne codifiât l’orthographe : un temps béni pour qui a des difficultés dans ce domaine ! Chacun écrivait un peu à sa façon : j’ai vu le même mot « tout » écrit de trois façons en quelques lignes du même auteur… « tu », « tout » et « touts », les trois mots étant soumis, pour nous, au même accord !
Epistre a ma Mye
Toujours parti voller en Plaines,
Chasser en Forest ou guerroyer
Par Monts et par vaulx
J’oubliois d’aller avec vous ma Mye
Seoir près des Ruisseaulx et Sources
Regarder Oyselletz painctz de couleurs estranges,
Comme Mallars, Merles, Mesanges,
Pinsons, Pivers, Passes et Passerons,
Ou escouter leur Musique ou leurs Bruitz.
Aucunesfois je n’y pensois.
Au jour d’hui, avecque vous je voudrois,
En Forest, en un lieu solitaire,
M’aller promener et bien faire.
Dame chérie, d’amour estreint,
Sans bruit, prendre votre main, et escouter
Touts Oyselletz, le son de l’eau qui bruyt,
En ces plaisirs le temps nous passerons
Ainsi que d’Amour nous aimer :
Aucunesfois ne l’avons fait.
Pour vous toucher, c’est par écrictz
Que tout ça je vous dis…
Pour cette expérience, je me suis inspiré surtout de
" La suite de l’adolescence Clémentine-Les Elégies…"