Toi !...
Toi !...
Je t’avais vue gamine…
Je te découvris mutine, féline, coquine, gourmande!…
mais directe et franche…Divine ?
Et tu résistas…
C’est peut-être cette résistance qui décida :
pour ton examen, sur mes genoux tu révisas .
Mais pourquoi fallait-il que je te redise l'accord du participe passé?
J'aurais préféré que tu participes au présent!
Mais tu tins bon! et je dus rabattre mon caquet !
Et c'est toi qui céda au serpent, et qui décida de croquer la pomme!
Ton moment fut inattendu, mais j'étais mordu...
J'ai cédé à tes appâts, tu m'as eu!
Fiançailles...
Divine, tu l'étais, ce jour-là!
Pas déesse, ni vierge... non : belle!
Ta robe de velours émeraude, au col de cygne blanc, ton chignon...
Tes mèches châtain clair qui descendaient en cascades...
Ton maquillage léger...
A croquer!
Et tes yeux et tes lèvres criaient ta gourmandise!
Je t'aurais dégustée avec plus de plaisir que le repas -pourtant excellent- mais cela ne se faisait pas à l'époque! Il fallut patienter jusqu'au dessert ! Puis passer le café, attendre le pousse-café,
écouter l'histoire des Dardanelles, par Pépé...
Là, tout le monde s'enfuit, et je pus goûter un peu du fruit défendu...