La Bourgogne et le garenne...
Un peu de ménage: j'avais publié cette fable sans la morale,
vous laissant le choix...
je la republie avec la morale que j'avais écrite...
La Bourgogne et le Garenne
Dame de Bourgogne vivait en son palais.
Elle veillait jalousement sur ses enfants :
Elle en comptait douze, nobles, tous émanant
D’un fort beau duc fauve qui l’attendait en paix.
Une nuit, un malveillant, - qui sait, prétendant ?
Ouvrit bêtement la porte du castelet !
La Belle s’échappa, oubliant ses descendants :
Dans son élan, elle rejoignit son amant,
Laissant le renard se régaler le palais.
Vinrent d’autres enfants, différents de ses grands :
De Bourgogne ni Gascogne ne furent ducs,
Sur Bourgogne ni sur garenne ils ne régnèrent,
Et de la noble lignée, la fin ils marquèrent.
De leurs parents, les titres devenus caducs,
Ils remplacèrent par « Petits Lapins de la Terre ».
On peut se hisser, simple petit de garenne,
A hauteur d’une grande fauve de Bourgogne,
Si l’on a du bagou, en faire même sa reine.
Mais le fils dégénère qui survit sans vergogne
Redevant trop d’honneur aux honneurs de son père !