Mes p'tites bêtises...troisième épisode.
Mes « P’tites bêtises » (troisième épisode)...
Et le monde était devenu beaucoup plus complet, beaucoup plus varié !...Il y avait les animaux de l’eau, les animaux de la terre et les animaux de l’air…
Mais entre eux, ces animaux ne se connaissaient même pas ! Chaque monde, le monde de l’eau, le monde de l’air et le monde de la terre, était si grand, et les animaux si peu nombreux, que chacun avait son territoire. Et dans ce territoire, parfois, on entendait un cri : c’était souvent le cri du mâle cherchant la femelle avec laquelle il se reproduirait…
Mais il y avait des échanges particuliers, cependant : la fleur communiquait avec l’abeille qui l’aiderait à se multiplier ! C’est avec ses parfums ou ses couleurs qu’elle s’exprimait !
Et puis une autre espèce d’animaux apparut …Ils étaient étranges, ces animaux ! Ils n’avaient pas d’écailles comme les poissons ; ils n’avaient pas de fourrure comme les bébés phoques ; ils n’avaient pas de plumes comme les oiseaux ! Ils avaient deux pieds, mais pas d’ailes : à la place des ailes, ils avaient deux…deux bras, et au bout de chaque bras, comme un pied bizarre ! Une main, voilà, avec cinq doigts ! On les appela les « hommes »…
Mais ils se montrèrent vite inquiétants : ils mangeaient des plantes et des animaux ! Pour les plantes, cela leur était facile : ils les cueillaient avec leurs mains. Pour les animaux, cela leur fut plus difficile : les animaux plongeaient, les animaux couraient, les animaux volaient !
Alors les hommes inventèrent des objets dangereux, qu’on appela des armes. Ils inventèrent des pièges aussi ! Leur tête était grosse, mais elle n’était pas remplie que de bonnes choses : les hommes se servirent même de leurs armes pour se tuer entre eux !!
Et un jour, quelle catastrophe ! ils firent jaillir de deux pierres des éclats rouges : le feu !.. .Et ils firent cuire les animaux !...
Et les hommes continuèrent leurs « inventions » : ils semèrent, ils élevèrent, ils bâtirent…et ils se déclarèrent propriétaires du monde de la terre, du monde de l’eau et du monde de l’air !...Et ils détruisirent les êtres de la terre, les êtres de l’air et les êtres de l’eau…
Mais tous les hommes n’étaient aussi méchants. Certains protégèrent la nature : ils protégèrent le monde de l’eau, le monde de la terre et le monde de l’air… Et ils sauvèrent la planète !
Et les autres êtres s’épanouirent, et de belles histoires d’amour naquirent !...
Ainsi en fut-il pour Roitelet, un tout petit oiseau que tout le monde aimait, et qu’on surnommait « Zozio » : il connut Strélitzette et ce fut le coup de foudre !...
Strélitzette, fleurette toute jeunette, tenta bien de résister, mais Zozio, oiseau rigolo, insista trop : et Strélitzette succomba aux charmes et aux assauts ! C’est ainsi – on vous l’avait caché, je parie ?- que naquit l’oiseau-lyre…
Fin de la version « courte »…