Enfants: ils feront lever des forêts!
Enfants :
« donnez-leur des graines, ils feront lever des forêts ! »
Je cite de mémoire, mais je crois que c’est de Paul-Emile Victor…
Cette journée pleine à la bibliothèque du village a confirmé ce que je pensais : nos p’tits français ne sont pas les derniers de la classe, comme on nous le serine sans cesse !
Qu’on donne aux enseignants le temps et les moyens d’enseigner, et ils donneront à chaque enfant des atouts pour la vie ! (vous savez que je n’oublie jamais les difficultés de la vie des enfants d’ aujourd’hui!...J’ai connu une enfance dans la pauvreté, dans les problèmes, et ça m’a appris à me battre ! A l’époque, on pouvait se défendre sans haine et sans violence … Est-ce encore possible encore aujourd’hui ?)
Nous avons accueilli aujourd'hui les 120 enfants de L’Ecole Publique, une première expérience qui se renouvellera !
Mon rôle a été un peu éloigné lors des trois premières séquences : je présentais la bibliothèque, les bénévoles, le fonctionnement (la gratuité !)…puis bénévoles et instits prenaient le relai…
Dans la dernière séquence, avec les plus grands (C.M.)…je devais intervenir en fin de travail, pour lire de courts extraits...
Le thème était « La Guerre 14-18 »
Quatre groupes « tournants » : Bigornette et son expo « Correspondances de guerre, dans une famille d’amis », et deux groupes de recherches sur des livres…
Et je me suis retrouvé chargé d’un groupe, puis d’un autre…J’ai dû adapter ce que j’avais préparé pour une simple lecture à la fin…
Et ces gosses m’ont ébahi quand j’ai sondé leurs connaissances sur le sujet, ils m’ont ébahi dans leur façon de s’exprimer, dans leurs questions si pleines de bon sens, dans la capacité de cette fillette de m’exposer les différences entre les élèves du groupe : tous n’avaient pas travaillé sur les mêmes aspects de la guerre…
Et les questions, si pertinentes, et leur envie d’en savoir plus…sur le livre que je tenais dans la main…Et leurs souvenirs familiaux…
Le livre que j’avais choisi : « A l’ouest, rien de nouveau », d’Erich Maria Remarque … sur la guerre 14-18, c’est celui que je préfère !
Parmi les passages choisis, celui où deux ennemis se retrouvent dans un trou d’obus : un blessé et un autre pas blessé…
Alors que le temps était dépassé, j’ai dû leur expliquer le titre du livre…
J’ai pu parler de Prévert, qu’ils connaissaient…et de « Barbara » :
« Oh Barbara
Quelle connerie la guerre »
Et j’ai pu détendre toute la classe (il fallait bien ça !) par quelques mots en patois angevin, et par mes "paroles de poilus » (déjà publiées)…et là, tout le monde, y compris l’enseignante, a participé !...
Et pour terminer…une permanence comme chaque mardi, mais comme une folie, ce soir !!!