Histoires de sons
Histoire d’écriture et de prononciation…
A l’époque où la langue française n’avait pas encore de règles fixées, chaque "clerc" écrivait à sa façon…
Certains ont établi des règles : je crois que c’est Clément Marot qui a établi les règles d’accord du participe passé conjugué avec « avoir »…
En dehors de ces quelques règles, c’était l’anarchie : j’ai lu un texte où le mot « tout » était écrit de trois façons différentes en quelques lignes…(façon la plus simple : « tu » !)
Regardons la terminaison des verbes à l’imparfait…Certains écrivaient :
« Je chantais… »
D’autres :
« Je chantois… »
La prononciation dans ce deuxième cas était : « oi » ou « ouè »…
On s’est fixé sur « ais »…mais la prononciation « ouè » est restée, en particulier dans les milieux ruraux, notamment en Anjou… On allait à "la fouère", on mangeait "des pouères" etc.
Les auteurs d’ouvrages sur le vieux parler angevin écrivent « La Loère »…Il me semble plus logique d’écrire « La Louère », ce qui correspond mieux à la prononciation !
Quand j’écris dans ce patois, j’essaie de « coller » à la prononciation…je fais appel à mes souvenirs auditifs, dans la mesure où j’ai entendu ce parler autrefois ; à l’époque, je n’avais pas l’occasion de le lire.
Chez nous, on a tendance à « manger » beaucoup de « sons » :
« J’vais », « j’mange », etc.
Dans le sud (langue d’oc) on prononçait tous les sons : « cham’p » pour « champ »…
On en ajoute même parfois, me semble-t-il …J’ai souvent entendu : « tu verras, c’est pas loing », le « g » étant très audible (et superflu) !
Mais c’est le côté chantant des parlers du sud !
J'invite celles et ceux qui se sont intéressés à ce que j'ai publié sur La Loire et les boires (bouères) à consulter le site:
http://inventerre.canalblog.com/archives/2009/07/22/14468031.html