Profs: leurs voix...
Le froid et la grisaille n'incitant guère à la promenade, ni à la poésie,
j'en profite pour publier quelques réflexions sur l'enseignement en général...
L'autorité et la discipline, ça ne se décrète pas:
ça se gagne, dans un combat de chaque instant!
Dans certains établissements scolaires,
je ne vois pas comment on les rétablira!
Voix de profs…
Dans la classe, comme dans un groupe en général, la voix de celui qui parle, en particulier de celui qui anime, a une grande importance.
Je me souviens…
D’un prof de français, quand j’étais en 5ème. Il parlait très fort…et les élèves pouvaient à loisir parler aussi (de tout ce qu’ils voulaient !). De temps en temps, le prof tapait du plat de la main sur son bureau en criant :
« Enfin, bon dieu, allez-vous vous taire ! » …et on recommençait !
D’un prof de français en 2de, un petit bonhomme, ( à peine 1.60m), jeune, face à 30 lascars…Il parlait à voix presque basse : tout le monde écoutait. Il nous lisait des textes à « haute voix »…c’était presque murmuré et on aimait. Il créait des émotions chez chacun de nous…
D’une stagiaire que j’ai accueillie pendant six mois : elle était grande, plus que mon 1.80 m ! Mais elle aussi s’exprimait d’une voix toute douce…et les élèves écoutaient quand elle animait un cours à ma place.
D’une prof des écoles qui calmait les agités qu’elle amenait à la bibliothèque d’un mot dit tout doucement…
Quand j’ai débuté dans l’enseignement j’ai bénéficié des conseils d’un inspecteur qui ne venait pas que pour nous noter. Il m’a appris un certain nombre de choses. Par exemple, qu’un cours, c’est comme un combat de boxe : il faut tenir les 15 rounds, donc être en forme…
Il m’a appris aussi qu’une colère ne devait jamais être spontanée : pour être efficace, c’est-à-dire « pédagogique », elle devait être « programmée »…Je vous raconterai une expérience…
Il faudra aussi que je vous parle de la gifle…
Mais ce sera assez long pour aujourd’hui !